Pour la petite histoire : American Vampire, c’est l’un de mes plus beaux voyages Comics =). Le personnage principal est tellement extrême qu’il m’a embarqué avec lui. Que le premier tome soit signé par King ne gâche rien.

Une promesse de départ tellement séduisante

Monsieur Stephen King en personne. J’avoue ne pas l’avoir acheté pour ça, je ne m’en suis même rendue compte qu’en lisant la préface. Et quelle préface les amis. King nous promet de ramerican-vampire-review-par-blog-just-a-noobendre ses lettres de noblesse au Vampire. Il faut dire que l’espèce a subi des années de maltraitance entre Twilight, Underworld et autre Vampire Diary. Même le Day Men de Glenat Comics l’enfonce un peu plus. Le Vampire a pris un bon coup de romance dans les canines. Alors oui, il plaît à la gente féminine (je ne vais pas prétendre le contraire) mais peut-être était-il temps de revenir à quelque chose de plus menaçant. De rappeler aux lecteurs que cette espèce n’est pas mignonne, n’est pas là pour jouer et draguer. Non, le vampire, qui se transforme est loin d’être beau. Il fallait faire revenir le cauchemar de nos nuits d’enfant. Et c’est là qu’intervient American Vampire.

Un traitement intéressant des personnages

American Vampire met en scène plusieurs personnages. Tous ne sont pas explorés de la même manière, mais tous ont le mérite d’avoir des objectifs et des rôles bien différents. Cette diversité de mentalités est la bienvenue. Pour le moment et jusqu’au moins le tome 8, les protagonistes principaux sont Skinner Sweet et Pearl Jones. L’un est transformé dans les années 1880 et est le tout premier vaameric-vampire-glenat-comics-just-a-noobmpire d’une nouvelle espèce dite américaine (d’où le nom). L’autre est transformée 45 ans plus tard et est la deuxième de son espèce. Skinner est une personne brutale et sauvage, plutôt imprévisible. Pearl est, ce qu’on peut appeler, une bonne personne. Là où le comics explore une piste intéressante, c’est que ce n’est pas la transformation en vampire qui définit la monstruosité des actions des personnages. Skinner reste odieux et terrifiant dans la vie comme dans la mort. Alors que Pearl, elle reste avec ses valeurs : intègre, fidèle et honnête. Avec un peu plus de confiance en elle, il faut dire qu’elle peut se le permettre avec ses pouvoirs. C’est ça qui est sympa dans ce comics, ce n’est pas la condition des personnages qui définit leurs actions. Le vampire n’est pas forcément sans morale et assoiffé (même s’il doit quand même lutter contre certains instincts, soyons honnêtes) et l’humain n’est pas forcément bon. Traitrise,vengeance et festin sanglant sont tous au rendez-vous.

Une splendeur peut être pas faite pour trainer en longueur

Le vrai hic, c’est que depuis quelques tomes, une notion de cycle est apparue. Nous serions actuellement à la fin du 3e cycle d’ailleurs si j’ai bien tout compris. Et pour le coup, je ne suis pas sûre que c’avis-comics-american-vampireétait dans le plan de départ. On dirait plutôt que voyant le succès du titre, les scénaristes ont décidé de ne pas s’arrêter en si bon chemin. Nous voilà donc à suivre des histoires qui s’entremêlent, se croisent et influent les unes sur les autres. Ça c’est cool. Mais aussi, à subir des relations sorties de nul part, qui sont révélées 5/6 tomes plus tard. Ça ne donne aucun relief particulier, aucune saveur à l’intrigue. On va même encore plus loin, dans le troisième cycle. La présence d’un grand méchant oblige ce bon vieux Skinner Sweet a joué le jeu du co-équipier idéal. Et plus si affinité. On est bien loin du grand discours de King du 1er tome sur les lettres de noblesse du Vampire impitoyable et terrifiant… -_-‘

American Vampire, un comics A lire

Malgré cela, American Vampire est et restera (je pense) un de ces comics que je relis avec plaisir, avec des petits détails qui tuent à chaque relecture ^^. Il va falloir attendre les prochaines parutions pour voir si, comme je le pense, les scénaristes naviguent à vue, ou si on se dirige bel et bien vers une histoire complète, avec des points de réunions forts entre les personnages. Dans tous les cas, les faiblesses et les essoufflements sont là, mais la grandeur et la puissance du début aussi. À vous de décider si l’un vaut la peine de subir l’autre.

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