Ça faisait plusieurs mois qu’on me tannait pour que je commence un nouveau manga : Area D. Il faut dire que depuis la fin de Claymore, à part Shingeki no Kyojin (aka L’attaque des Titans ) il n’y a pas beaucoup de mangas dans ma vie =( (je suis d’ailleurs ouverte aux suggestions ! ). Des amis m’en parlent depuis le début de l’année. Puis c’est twitter qui s’y est mis ! L’histoire me fait beaucoup penser à l’après House of M des X-men, quand les mutants sont parqués « pour leur bien » dans un camp. J’aime cette idée donc allons-y !

l'équipe des prisonniers principaux que l'on suit dans Area D

La Team principale d’altered

Un début mou et peu original

Le manga mène le lecteur dans un monde où une partie de la population est devenue « Altered », des humains dotés de pouvoirs surnaturels. Crains et rejetés, ils finissent par être parquer sur une île spéciale : L’Area D. Notre histoire débute sur le bateau qui conduit des altered sur l’île-prison et on assiste à la formation du groupe de protagonistes.
L’histoire met un peu de temps à se mettre en route et avoir de l’intérêt, au point que j’ai bien failli arrêter très tôt. Les premiers chapitres sont d’une grande banalité. La formation du groupe est rapidement expédiée et n’a pas de réelles raisons fondatrices. J’ai aussi trouvé que des personnages n’étaient là, au final, que pour nous servir le stéréotype du « clan dysfonctionnel à première vue, mais tellement fort une fois ensemble ». Satoru l’ado mal dans sa peau qui arrive pas à trouver sa place, Yūki grande gueule et manipulateur au cœur tendre, Rio la fille au pouvoir qui la fait toujours être à poil (pratique hein), Mika la fillette touche Kawai de la team et of course Jin le grand balèze de la bande avec un pouvoir plus que cheaté ! Beurk. Ah oui, on a aussi le droit à la morale « les méchants ne sont pas forcément ceux qu’on croit ».
Ça sentait vraiment l’abandon pour moi.

Area D : The action is coming !

De l’action et de l’intrigue en folie

Puis on arrive (enfin) sur l’île et là… Extase ! L’intérêt débarque en même temps

Yuki un des protagonistes du manga avant un combat

Yuki s’énerve

que les prisonniers ^^. On découvre le fonctionnement de l’Area D, les mystères qui l’entourent, les lois qui y règnent et les intérêts cachés des membres de la team se dévoilent. Enfin… juste un peu de temps en temps. Juste assez pour enrager le lecteur et lui donner envie d’aller toujours plus loin. L’action est souvent présente et la team n’a pas vraiment le temps de souffler, le lecteur non plus d’ailleurs et c’est tant mieux. Il est seulement dommage que ces actions soient souvent cernées par des facilités scénaristiques à faire lever les yeux au ciel. Mais bon, on fera avec.

Graphiquement top

une planche de scène d'action du manga Area D

Des scènes d’actions magnifiques

Graphiquement, il n’y a rien à dire. Les dessins sont vraiment beaux. Pendant les scènes de combats ou d’introductions, il m’arrivent de rester plusieurs minutes à regarder tous les détails des dessins (dessinateur Yang Kyung-Il). Lorsqu’un personnage est introduit, c’est avec classe et puissance. Si on revient à la phase pendant laquelle le manga me paraissait banal, je pense que ce sont les dessins qui m’ont fait continuer l’aventure. Les mises en scène des pouvoirs en mettent tellement plein les yeux. C’est juste un régale.

 

Area D un manga qui vaut le coup d’œil

Alors oui il y a bien des facilités scénaristiques, des ficelles grosses comme des ponts pour amener le lecteur dans du pathos bien larmoyant, au point qu’il serait vraiment facile d’abandonner le manga très vite. Mais de mon point de vue, ce serait une erreur. Si la série commence vraiment doucement, l’intensité monte et il devient compliqué de lâcher son livre. Malheureusement pour moi, j’en suis arrivée à un point où il ne me reste plus qu’à attendre les parutions. Série définitivement à suivre !

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