Pour la petite histoire : encore et toujours, c’est grâce au Meisia que j’ai découvert le jeu de société Yamataï. Pour ceux qui raccrochent les wagons, le Meisia, c’est un bar à jeu dans lequel je vais très souvent à Paris ( promis, je ne suis pas sponso par eux). Avant j’adorais leurs soirées prototypes, oú je découvrais de nouveaux jeux avant même qu’ils ne sortent. Depuis peu, le Meisia propose des soirées d’initiations. Magnifique ! La merveilleuse aubaine pour moi qui déteste lire les règles. Pour Yamataï, j’avoue sans complexe que c’est la beauté de la boite à jeu qui m’a poussé dans les bras du jeu en ce début de semaine.

Présentation du jeu Yamataï

Cadre

« La reine Himiko a confié une mission prestigieuse à tous ses bâtisseurs : faire de la capitale de Yamataï la perle du royaume. À vous de prendre l’ascendant sur vos concurrents pour construire la plus belle cité en utilisant les ressources apportées par les flottes qui sillonnent l’archipel. Préparez votre stratégie, recrutez des spécialistes, et faites ce qui est nécessaire pour gagner les faveurs de la reine Himiko. Mais surveillez bien vos adversaires, car au final, seul l’un d’entre vous sera reconnu comme le plus grand bâtisseur du royaume de Yamataï. »

« Bâtisseurs, bâtissez !  » Le déroulement du jeu

Vous voilà donc lancés dans une course effrénée pour gagner les faveurs de la reine. Les bâtisseurs agissent les uns après les autres. Ils doivent faire une série de 5 actions avant de le suivant puisse jouer.

– action 1 : choisir 1 carte parmi 5 tuiles flotte. Ces tuiles indiquent le nombre de bateau que vous posséderez à ce tour, et active un pouvoir que vous êtes libre d’utiliser ou non.

– action 2 : Acheter ou vendre des bateaux.

– action 3 : Placer vos bateaux dans le respect des règles, et selon votre stratégie du moment. Choisissez entre récolter des ressources (jetons Culture) ou bâtir !

– action 4 : Stocker ou défausser vos bateaux en trop.

– action 5 : Si en action 3 vous avez récolté des ressources, c’est le moment pour vous de recruter un spécialiste, si vous le pouvez, parmi les 5 spécialistes visibles. Vous pourrez ainsi bénéficier des avantages du spécialiste recruté (points et/ou atouts spéciaux).

Fin de partie

La partie s’arrête quand :
– un des bâtisseurs n’a plus de maisons à construire.
– il n’y a plus de bateaux d’une couleur donnée.

– il n’y a plus assez de tuiles Spécialiste pour revenir à un total de cinq tuiles visibles.
– il n’y a plus assez de tuiles Bâtiment pour revenir à un total de cinq tuiles visibles.
Finalement, il faudra compter les points de prestiges accumulés par chacun grâce aux bâtiments, spécialistes, pièces restantes et points prestiges. Attention, chaque paires de bateaux restant à la fin de la partie comptabilise des points en moins. A vous d’établir la meilleure des stratégies pour ne pas vous faire avoir, car ça peut faire mal.

Parlons « Stratégie » justement

Et bien… Il n’y en a justement pas ici. Bon ok j’exagère. Il est possible d’essayer d’avoir des grosses trames de stratégies et surtout d’essayer de s’y tenir. Au final tout dépendra beaucoup de la tuile Flotte que le
bâtisseur prendra quand ce sera à son tour de jouer. Le choix de cette tuile est déterminante, elle donne le nombre et la couleur des bateaux que le joueur pourra utiliser, mais elle détermine aussi et surtout dans quel ordre il pourra jouer au tour suivant. Bien évidemment, plus le pouvoir donné par la tuile est fort à ce tour, plus le joueur a de chances de jouer tard au tour suivant. Donc inutile d’élaborer de grands plans en avance, vous avez 80% de chance que le jeu des autres bâtisseurs bloque votre stratégie. Chacun va donc passer pas mal de temps à réfléchir à son coup, mais seulement quand ce sera son tour. Cela allonge pas mal le jeu et laisse beaucoup de temps mort. C’est un peu dommage.

Ressenti final

C’est beau ! Cette beauté qui m’a conquise en premier sur la boite se retrouve aussi dans le jeu. Tout comme son grand frère Abyss (mon coup de cœur à vie), le jeu arrive à nous transporter dans un monde thématique bien spécifique. D’ailleurs pour ceux qui ont joué à Abyss, vous retrouverez des dynamiques de jeu bien connues ( recrutement des seigneurs vs d’experts, …). Je ne fus pas surprise du tout en fin de partie d’apprendre que le même créateur était à l’origine des deux jeux : Bruno Cathala (ici avec Marc Paquien). Malheureusement, votre serviteur noobie n’est pas la femme la plus tactique du monde. J’ai plutôt tendance à agir spontanément. Si cela peut jouer des tours dans la vie, c’est aussi souvent fatal pendant des jeux de gestions comme ici. Mais ce trait de caractère n’est pas rédhibitoire et je me soigne. Loin de me faire fuir le genre, je persévère et espère bien retourner très vite bâtir à Yamataï. D’ailleurs si certains d’entre vous
sont partants, n’hésitez pas à proposer des sessions jeu.

Yamataï, une destination à éviter si :

* Vous avez du mal avec les jeux avec de longues minutes d’inaction
* Les jeux de réflexion/tactiques vous répugnent

De bonnes raisons de visiter Yamataï

* Vous êtes mordus de jeux visuellement beaux
* Vous aimez Final Touch, Abyss et Hit’z Road car il s’agit d’un savant mélange de tout ça

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