La petite histoire : La Civil War de Marvel, je la connais, je fais même partie des acharnées qui défendent cet arc mémorable des comics. Alors quand Captain America : Civil War a été annoncé… La grosse impatience s’est mêlée à de grosses appréhensions. Terriblement déçue par mes plus grandes attentes des derniers mois, Jessica Jones, Avengers 2 ou encore Daredevil, j’ai pris la résolution, de ne plus attendre grand chose des prochaines productions surperhéroïques. Bien entendu, ça ne m’a pas empêché de foncer quand même au marathon Captain America du Grand Rex à Paris =). C’est donc après 4 films et plus 10h dans des fauteuils peu confortables que j’ai enfin découvert Captain America : Civil War.

Soyons honnête, j’ai surkiffé ! Bon au début, j’ai un peu peur, ça ne commençait pas assez fort, je ne voyais pas trop où les premières actions allaient mener… Et puis il ne faut pas oublier que je partais en mode neutre/pessimiste. Je me voyais déjà annoncer haut et fort que les Russo (les deux frères réals) n’ont pas été à la hauteur du vaste chantier que représente la Civil War. Au bout de 15-20 minutes, c’est oublié, je suis à fond dans le film, et même les scènes sans actions me laissent plus que motivée pour la suite. Après l’émerveillement initial et une (courte) nuit de réflexion, le bilan plus que positif est toujours bel et bien présent. Non, décidément, je garde tout… tout, sauf le titre.

Captain America : Civil War n’est pas un Captain America

On connaît la formule Marvel depuis le temps. Des films focus sur l’aventure d’un persCaptain America : Civil War n'est pas un Captain Americaonnage à la fois. Le perso mène son combat, doit vaincre son ennemi après de multiples péripéties. Ok. On a  parfois vu des personnages importants du MCU (Marvel Cinematic Universe), aider le personnage principal dans sa quête, telle Black Widow, tant avec Iron Man qu’avec Captain America. Ou encore et surtout, tels Stark et Fury qui faisaient les liens entre les héros de la phase 1. Ces histoires plus ou moins isolées, menaient au grand tableau : Avengers en fin de phase. C’était limpide pour le spectateur, qu’il soit averti ou non. Et bien Marvel a décidé de la jouer différemment avec le troisième opus de Captain America.
Tous les héros de la phase 3, à l’exception d’Hulk et Thor, sont présents dans ce film. Et pas seulement pour une scène ou deux, pas seulement pour faire joli. Non, ils sont là, et pour la plus part, ils y restent. Et bien, malgré ce grand nombre de persos (12 « héros » au total), il règne une certaine impression d’équilibre dans l’œuvre, et ça fait plaisir. Alors, bien sûr, on laisse la part belle à Captain (il a son nom sur l’affiche après tout), Iron Man (dans toutes les « guerres » il a un adversaire principal… Et puis Robert Downey Jr.) et Bucky (au centre des attentions), mais les autres personnages ne sont pas en reste et certains profitent de l’occaz pour se développer. Au point d’avoir, enfin, un peu d’empathie pour ces très chers persos de Marvel. Captain America Civil War fut l’occasion pour moi d’enfin ressentir une vraie sympathie/compassion pour le personnage de BuckBucky_Barnes_Captain America Civil Wary. Bucky subit pas mal sa vie. Sans doute est-ce le cas depuis le tout premier Captain America, mais je ne m’en suis aperçue qu’avec ce film, ce qui est marrant et ironique quand on sait qu’il est le personnage titre de Captain America 2 (mais il se fait voler la vedette par le S.H.I.E.L.D). Ce bon vieux Bucky morfle, subit et semble bien blasé par moment, mais ça le rend sympathique à mes yeux.
Scarlett Witch a aussi le droit à un développement intéressant. Alors qu’Avengers m’avait laissé un goût amer sur le perso, la voilà qui revient : adorable. Son duo avec un autre personnage la rend aimable à souhait. On effleure la vulnérabilité de cet être aux pouvoirs plus qu’impressionnant. On rappelle d’ailleurs que malgré les responsabilités qui pèsent sur son épaule, elle n’est « qu’une enfant ». Je me demande quelles vont être les séquelles/répercussions de Captain America : Civil War sur elle (ceux qui connaissent les comics savent que ça peut aller loin). Sur tous d’ailleurs.
Finalement, c’est plus un Avengers 3 qu’on a sous les yeux. Il aurait pris la place d’Age of Ultron que ça ne m’aurait pas dérangé. Mais comme il n’est jamais trop tard, laissons les frères Russo nous présenter leurs Avengers: Infinity War – Part I & II. À tort ou à raison, j’en rêve déjà.

Captain America : Civil War est très loin d’être une guerre civile

Il faut savoir que dans les comics (au secours, ce que j’utilise souvent cette phrase sur ce blog), Civil War est un énorme crossover. Il réunit aussi bien les vengeurs, que les Fantastiques, ou certains membres de X-men, que des héros plus solitaires comme le Punisher. C’est un arc que j’ai particulièrement aimé, et je vous conseille grandement, néophytes ou non, d’y jeter un œil. Il impacte TOUT l’univers. Au niveau du MCULes symboles de Captain America et Iron Man pour la Civil War, l’annonce d’un Civil War m’a beaucoup surprise, comme beaucoup d’autres, je pense. Marvel ayant dispatché les droits de ses personnages à droite à gauche (je ne me lancerais pas dans une tentative d’explication de peur de vous perdre, mais voici un podcast de 20 minutes, qui en parle bien : Les Clairvoyants #S02 : Marvel, Fox, Sony et les autres… Qui a le droit ?), cette Civil War était inenvisageable en l’état. Chez Marvel, niveau droit d’exploitation des personnages, c’est un bordel sans nom. Donc impossible de récupérer les personnages des univers des 4 Fantastiques ou des mutants pour les faire participer à cette guerre civile (même Spidey a faillit ne pas être de la partie). Le MCU s’est adapté, et l’a joué différemment. EXIT la centaine de héros qui s’affrontent. EXIT les destructions monumentales dans New York. EXIT pas mal de choses en fait, donc j’arrête là ma liste, vous avez compris l’idée. On se retrouve donc avec un combat à 6 contre 6. Pour la guerre civile, vous remarquerez qu’on repassera. Cela n’enlève absolument rien aux magnifiques scènes d’actions entre les deux teams. Notamment la fameuse scène de l’aéroport tant critiquée… Attendez juste de visionner cette baston avant de parler. On est loin du cheap prédis.

Si on est  loin de la Guerre Civile annoncée, c’est aussi grâce à l’humour. La seule bande d’annonce que j’ai vue était Dark, et même s’il avait été annoncé que le ton serait quand même léger, pour ma part, j’émettais quelques doutes. Et bien non, les enjeux ont beau être importants, l’humour signature Marvel. Clairement, ça ne fait pas de mal à l’œuvre comme ça a pu le faire à Avengers : Age of Ultron. On contraire, sans les petites chamailleries entre deux personnages, sans l’humour de Stark, sans la bonne humeur des petits nouveaux, l’atmosphère aurait été irrespirable.

La guerre Civile entre les héros Marvel

Vraie Guerre Civile ou pas, le plot est plutôt bien mené. Il est surtout crédible. On brode un peu à des moments et ça se sent, mais rien d’irrémédiable et de bien dérangeant. La cohérence avec les autres films est là. On comprend même le point de vue des deux camps. Je suis définitivement #TeamCap, mais il faut reconnaître, que cette fois Stark n’est pas totalement détestable. Il est même touchant sur la toute fin. Il est super intéressant de voir comment le plot initial du comic a été réutilisé et mixé avec des éléments du MCU. Personne n’est lésé et c’est très bien comme ça. Je pense que le compromis est présent et que beaucoup y trouveront leur compte.
Je ne suis pas du genre à dire, « c’est le meilleur de tous les temps », mais honnêtement, si après ce film j’entends encore du « Deadpool est le film de Super Héro de 2016 » il risque d’y avoir FIGHT. Captain America : Civil War a pris une grande longueur d’avance, que ce soit pour 2016 ou sur l’ensemble des films du MCU… Captain est loin, très loin.

Share.

Un commentaire

Répondre