Premier film vu en 2016, premier gros coup de cœur. Avec Le Garçon et la Bête l’année 2016 commence bien =).
La petite histoire : Il y a quelques années, j’ai vu le film Les enfants loups, Ame & Yuki, je fais parti de ces personnes qui vont voir un film en fonction de leur affection pour les précédents films du même réal, scénariste, auteur… Et j’ai adoré Les enfants loups. Triste mais magnifique, le film m’avait laissé une impression longtemps après le visionnage. Donc quand on me vend un film avec « Après les enfants loups Ame & Yuki, le nouveau film de Mamoru Hosoda », je cours.

Et pour le coup, aucune déception ! Le Garçon et la Bête donne très vite le ton, on ne s’embarrasse pas avec une introduction trop longue et encore moins une quelconque cohérence. Le début est facile et, vraiment, le spectateur s’en fiche. En tout cas, moi, je m’en fichais, trop occupée à tomber sous le charme du jeune héro.

Il faut dire qu’il est adorable ce héro. Jeune homme qui rejette le monde entier, car il a l’impression d’en être rejeté. Kyûta, qui n’a même pas de nom propre pendant une bonne partie du film, m’a fait penser à cette partie de la vie où on se cherche, on ne se sent pas forcément à sa place là où l’on est, et qu’on cherche des réponses. Mais les réponses n’arrivent pas toutes seules et il faut travailler pour les avoir. Kyûta, symbolise tout ça pour moi.

La colère du garçon qui l'empêche de s'exprimer

L’adorable Kyûta, si en colère

Jeune homme enragé qui ne veut surtout pas montrer qu’il veut bien faire. Alors il se rebelle, se fâche, se cache. Le pauvre Kyûta est pris sous la protection de Kumatetsu, une bête, aussi doué que lui pour la communication xD, avec un objectif. Parvenir à cet objectif n’est pas chose facile pour deux personnes aussi butées. On observe la relation de deux personnes qui voudraient tellement être aimées l’une de l’autre, mais pour rien au monde ne feraient le premier pas. Alors les disputes s’enchaînent, et c’est tordant. Au final, au milieu des conversations conflictuelles et houleuses, un nœud de tendresse se forme sous les yeux du spectateur, qu’il en soit conscient ou non. Les apprentissages seront mutuels, même si le chemin est long et douloureux.

Tout comme pour Les enfants Loups, Ame et Yuki, la fin du Garçon et la Bête ne m’a pas satisfaite. Pas forcément la plus facile ou la plus triste. Les conclusions de certains thèmes sont trop simples. Les dernières minutes m’ont paru bien trop longues aussi, une grande scène d’action plombe la poésie et la beauté du reste du film. Sachant que d’autres sujets ont l’air expédié, ces longues minutes font mal. Et pourtant, je ne peux me résoudre à dénigrer ce film. Les fins de Mamoru Hosoda ne me plaisent pas, soit, je peux m’y faire, le reste de ses films me transporte tellement…

La relation compliquée d'un parent et son fils

Dans tous les cas, ce film montre des relations enfants-parents et comme l’a déjà démontré La Belle et la Bête, parfois, la bête n’a de bête que le nom alors qu’on ne se méfie pas assez de l’eau qui dort.
Je conseille mille fois Le Garçon et la Bête (en V.O) et ai déjà hâte de le retrouver en DVD. Enjoy =)

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Un commentaire

  1. Super critique sur cette animation 🙂 ça change des autres animations ! Et pareil j’avais bien aimé aussi Les Enfants Loups et celui-ci nous intriguait tellement qu’il fallait qu’on aille le voir.. Je te raconte pas la galère qu’on a eu pour voir ce film.. mais on a insisté et on a eu raison, parce que le film est top !

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