Pour la petite histoire : Pour être honnête, c’est l’acolyte Bazafrog qui a été hypnotisé par Harbinger. Donc, quand j’ai mis un bon mois pour lire cette intégrale de 900 pages, lui l’a englouti en un weekend. Super hypé, c’est lui qui m’a « poussé » à le lire.
C’est probablement lui qui aurait dû écrire cette critique d’ailleurs.

De l’aveu de l’auteur, un « x-Men like »

Story

Le comics Harbinger qui cite X MenL’univers d’Harbinger héberge parmi les humains normaux, des psiotiques, des personnes ayant des pouvoirs particuliers. Deux de ces psiotiques ont des pouvoirs bien plus balèzes que la moyenne. L’un d’entre eu est Harada, un homme plus vieux qu’il en a l’air qui aime se donner des missions épiques… Comme sauver l’humanité d’elle-même par exemple. Dans ce but, il éveille des psiotiques et les forme. Et puis en face, il y a Peter. Peter, lui, personne n’a eu besoin de l’éveiller. Par contre, personne ne l’a formé non plus, du coup, il est dépassé par son pouvoir et préfère se shooter aux médicaments pour éviter de trop penser, et surtout de faire trop de conneries. Seulement, Harada a décidé de rencontrer Peter et de l’enrôler dans son académie. Bienvenue à Harbinger.

Harbinger VS X-Men

« […] Tout était pré-construit dans la série originale, les jouets et l’intention étaient là, je n’avais qu’à polir et remixer tout cela. Il est vrai également qu’elle s’inspirait sans vergogne des X-Men, mais ce n’était pas grave. Pourquoi ne pas l’assumer complètement ? Assumer qu’il s’agit là d’un X-Men complètement décalé ? Un X-Men qui fait ce que Marvel ne peut pas ?[…] »

… voilà comment Joshua Dysart voit Harbinger d’après son intro. C’est donc ce à quoi je me suis attendue, et c’est vrai qu’il y a des similitudes. Les psiotiques, prennent la place des mutants, l’école de Xavier n’est plus une grande maison un peu à l’écart, mais des grand immeubles à la Avengers Tower estampillés Harbinger. Et comme il nous fallait bien un Magneto traumatisé par l’holocauste, on a ici un autre survivant une autre grande catastrophe historique. Les similitudes ne s’arrêtent pas là, et je vous laisse les découvrir, mais finalement, j’ai trouvé que Harbinger se distance par pas mal d’aspect de nos chers X-Men.

Laissez-moi vous présenter les Renégats

Une cover magnifique de HarbingerC’est d’ailleurs marrant que le titre soit Harbinger, sachant que l’équipe qu’on suit principalement en est une autre. Une team essentiellement composée de paumés. Un peu à la Misfit, en un peu moins cas sociaux, et en un peu plus responsable… dans l’ensemble. Des personnes cassées, réunies par le roi des cassés. J’ai trouvé le traitement des personnages bien moins boy-scout que ce qu’on peut voir dans X-Men. En même temps, ça sent la débrouille à plein nez dans la team.

Faith l’étoile brillante dans la nuit noire de Harbinger

Intro de l’auteur.

Dans son intro, le scénariste Joshua Dysart évoque évidemment l’œuvre dans son ensemble, il évoque des situations vécues, subies par le perso principal, mais il évoque aussi Faith. Il fait bien plus que l’évoquer en fait, car il lui dédit une grande partie de son introduction. D’après Dysart, le titre était sombre avant l’apparition du personnage. Elle, son caractère et sa foi redonne foi au reste du titre.

« […] Et puis, après avoir regardé dans le vide assez longtemps, et plongé suffisamment profondément dans le puits de mon esprit, Faith est entrée dans la pièce, légère
comme une plume. Elle a tiré les rideaux et ouvert les fenêtres. Le soleil est entré. Et puis, elle s’est retournée vers moi, toujours souriante, et a dit : « Comment peux-tu raconter une histoire dans le noir ? ». Le livre a changé après ce moment. La lumière s’y est propagée.[…] »

Faith, c’est le deuxième grand personnage de cette histoire, c’est une certitude pour moi. C’est elle la joie du titre, son espoir, et sa résolution. Pour moi, il pouvait bien tous mourir, tant qu’on me laissait Faith…

Comparaison avec la Faith en solo

Faith, un personnage fort de HarbingerIl y a peu, j’ai lu le titre solo de Faith. Et en lisant Faith en premier, j’ai fait les choses à l’envers. Je ne te recommande absolument pas cet ordre cher lecteur. L’angle d’attaque marketing du titre Faith est  » Enfin une super héroïne proche de vous, elle a des formes, elle est nerd, et elle l’assume ». Je pense que l’idée est un peu la même que celle de Matt Fraction avec son titre Hawkeye : montrer la phase humaine et terre-à-terre d’un super héro dans sa vie de tous les jours, quand il n’est pas trop occupé à sauver le monde. C’est peut-être une bonne idée, je ne sais pas. Je vais peut être même finir par relire Faith pour en être sûre. Le truc certain en tout cas, c’est que tout ça n’a pas vraiment de sens sans avoir l’avoir vu évoluer dans Harbinger avant. Faith est tellement plus que ça.

900 pages de Harbinger

C’est long 900 pages ! Mais le fait que j’ai continué jusqu’au bout est la preuve ultime que j’ai adoré Harbinger. Quand j’ai annoncé sur Twitter que je commençais le titre, voilà ce que quelqu’un m’a dit :


C’est tellement vrai !
J’ai hâte de lire la suite. Les Renegats me manquent déjà.

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