La petite histoire : « C’est beau, mais c’est chiant » La formulation n’est pas de moi. Elle vient tout droit de Werewolfofhelm sur Instagram (compte que je conseille vivement). Je plagie parce que ça m’a bien fait rire, et que pour le coup, Werewolfofhelm trouve exactement les mots pour exprimer ce que j’ai ressenti en lisant Lady Mechanika.

Glenat Comics ou l’art de la séduction par le packaging

Le comics a un design magnifiqueDes années de cours sur les sirènes du marketing n’auront servi à rien. Me voilà fonçant tête la première, dans le piège d’une communication plutôt bien menée. Lady Mechanika, c’est un titre dont on parle partout depuis des mois. Le succès de la VO aidant, il semblait y avoir matière à faire grand bruit. Bon, j’abuse un peu en disant que j’ai foncé tête la première. J’ai un peu résisté. Les premières semaines de la sortie de la VF en tout cas. Mais c’était sans compter les retours dithyrambiques sur le dessinateur et (ici) auteur, Benitez Joe. Il faut dire qu’il y a de quoi, son Londres victorien steampunck est magnifique. La couverture en jette plein les mirettes, les pages de présentations en font de même, et si les premières pages du récit sont plus sobres, il faut avouer que le design global est plutôt splendide. Moi-même, j’étais sous le charme et je le faisais savoir il n’y a pas si longtemps sur Instagram.

« Lady Mechanika Style > Substance »

Vous l’aurez compris, c’est magnifique, mais, et l’histoire dans tout ça ? « Style > Substance », est le titre du
premier tome du nouveau Young Avengers
, mais ça aurait tout aussi bien pu être celui Lady Mechanika. On nous parle ici d’une jeune femme amnésique aux bras mécaniques, en quête de ses origines. Le comics commence sur la jeune femme sur les traces d’une créature mécanique qui pourrait avoir des réponses sur son passé et possiblement sur son créateur. Sans trop en dire, de peur de vous spoiler si vous vous aventurez dans cette lecture, Mechanika ne mènera jamais son interrogatoire à son terme. Rien que cette entrée en matière donne le ton pour la suite. Le personnage principal est froid et n’est pas vraiment là pour se faire des amis. On se débarrasse très vite des éléments mignons et attachants. En fait, tout ce qui pourrait déclencher de l’empathie, est retiré du récit et NEXT, on passe à la suite. Ca va vite, ça ne raconte rien de précis… mais, en effet, c’est joli.

Apparemment le style ne suffit pas

Sur les quelques chapitres que j’ai lus, la belle se fait pas mal d’ennemis, et pas un ami. Il faut dire que, comme je vous ai dit, elle ne briUne histoire belle mais sans substancelle pas par sa sympathie. Ca arrive me direz-vous. Wolverine, ou Damian Wayne ne sont pas des modèles d’amabilités. Oui, mais eux sont au moins attachants au moins de par leurs tribulations. Ce n’est pas le cas du tout ici. Après un mini saut dans le temps, nous retrouvons l’héroïne sur une nouvelle piste qui doit (peut-être) la rapprocher de son passé. En chemin, de vieilles connaissances se rappellent à son bon souvenir. Et ça continue comme ça. C’est pas si long, mais c’est pas très intéressant non plus. Les ennuis et les ennemis s’enchaînent, et le lecteur n’apprend rien à la fin du premier tome. Des problématiques sont posées, de vagues pistes sont lancées et des complots sont sous-entendu. Ouais, mais personnellement, j’ai tellement pas d’affection pour le personnage, que la suite de son histoire me laisse aussi froide et indifférente qu’elle.

PS : Ce qui est dommage, c’est que je me suis aperçue que le tome 1 relié en VO comprend plus d’issues. Donc, de quoi aller bien plus l’intrigue. Peut-être les quelques issues manquantes pour accrocher à cette Lady Mechanika.

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Un commentaire

  1. Pingback: Une nuit avec un Day Men de Glenat Comics vu par Just a Noob

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