Pour la petite histoire : j’ai souvent entendu parler de l’univers de Monsieur Lovecraft dans les différents podcasts que je peux écouter. Pour être honnête, je n’ai jamais vraiment fait gaffe parce souvent ça reHoward Phillips Lovecraft créateur de tout un univers litterairevient justement sur cet « univers » particulier avec plein de références, des clins d’œil, un bestiaire riche, différents niveaux de lecture ect… Rien qui m’enchante vraiment en fait. Par manque d’attention, ou pour une autre raison qui m’est inconnue, mon cerveau n’a jamais fait le lien entre Locke & Key dont les couvertures me font de l’œil depuis quelques années et Lovecraft… (soulignons que le nom est quand même Bienvenue à LoVeCRaFT hein, mais bon passons). Alors quand un collègue me propose de me prêter Tony Chu (c’est une autre histoire / un autre article) et Locke & Key, je saute sur l’occaz et là, ce fut le début de la fin.

 

Viens à LoVeCRafT, tu verras, « on est bien »

Donc, je me retrouve là avec mon comics en main et en y regardant de plus près avant de commencer ma lecture, je vois un titre qui ne me plaît qu’à moitié. Le titre évoque Lovecraft, soit cet auteur que j’ai tant évité (ok j’exagère un peu). Je ne connais pas son œuvre, son univers et encore moins son bestiaire. Mais qu’importe, Locke & Key est peut-être bourré de références à l’auteur, mon œil de novice n’y voit que du feu. Il ne reste que l’histoire. L’histoire de la famille Locke qui vit un traumatisme et qui décide de se reconstruire dans la ville de LoVeCRaFT (Lovecraft n’est donc finalement « que » le nom d’une ville). Une ville où se trouve la maison dont hérite la famLocke & Key ille Locke. Et si les Locke aspirent à laisser leurs problèmes derrière eux pour se reconstruire, les événements ne vont pas aller dans ce sens. Ils emménagent dans une grande propriété pleine de mystère et le plus jeune de la fratrie ne tarde pas à faire une découverte aux étranges conséquences. Cette découverte va vite affecter le reste de la famille, puis, le reste de la ville.  Au début par jeu, puis pour survivre, les Locke vont devoir trouver des clefs et ouvrir des portes. A moins que ce ne soit les clefs qui les trouvent… En tout cas, la spirale infernale est bel et bien lancée.

Locke & Key, un univers terrifiant et hypnotique

« Bienvenue à LoveCRaFT » ;), le moins qu’on puisse dire c’est que l’accueil est brutal. Les premières pages mettent direct dans un un bain étrange, violent et mystérieusement hypnotique. Il en sera de même sur toute la durée de la série. J’ai commencé cette série un vendredi, et par la suite, j’ai dû retourner une fois par jour chez mon libraire pour prendre un tome de plus ^^. L’histoire de cette famille m’a fascinée au plus haut point. Le sort s’acharne et le lecteur aussi. Le tout est souligné par des dessins à la hauteur de l’histoire racontée. Les planches sont bien dérangeantes et m’ont poursuivies jusque tard dans la nuit. Je n’avais pourtant qu’un seul objectif : voir comment allait se terminer la spirale infernale.

Rien n’est à jeter

Le bonus, c’est quand même qu’en plus de la famille dans la tourmente, Hill et Rodriguez (l’auteur (fils de …) et le dessinateur) mettent en scène des sujets universels comme la fraternité, le rapport à soi, le racisme, le deuil, la responsabilité ou encore le viol. Quand certains de ces thèmes sont centraux et sous les projecteurs, Locke & Key Les enfants Locked’autres seront sous-jacents mais tous contribuent à l’ambiance. C’est dingue, je n’ose même pas vous parler du speech de peur de vous gâcher bien des surprises. En préparant cet article, je me suis aussi vite rendue compte que même trouver des images pour l’illustrer ne serait pas une mince affaire. Je trouvais que chaque image en dévoilait trop long sur l’intrigue C’est complétement dingue. Au final, c’est simplement parce que dans Locke & Key, rien n’est à jeter. Tout, même les choses les plus insignifiantes au premier abord, sert par la suite. Et ce, même plusieurs tomes plus loin ! Même les coups d’œil égarés, sont en fait calculés. C’est irréaliste. C’est du dessin ! Il pourrait s’agir d’un encrage maladroit ou d’un simple hasard, et bien non, ça sert le propos.

Une relecture s’impose

J’écris cet article et je sens encore à quel point « je suis possédée » par l’œuvre. Même des semaines plus tard. En repensant à ces détails que j’ai réussi à voir en première lecture, je me dis que j’en découvrirai bien d’autres choses en le relisant. Une relecture plus posée cette fois, car je connais déjà la fin, donc rien ne pressera. Allez, je vous laisse, il faut que j’aille relire ce chef-d’œuvre.
Non, je plaisante, pas maintenant… Mais… bientôt ! A croire qu’on ne quitte jamais vraiment LoVeCRaFT.Les six tomes du comics Locke & Key

PS :  au final je ne suis toujours pas sure de comprendre le rapport avec Mr Lovecraft, mais pour être honnête, je m’en fiche bien, même si cela m’a donné envie de me renseigner sur le monsieur dans un premier temps.

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