Pour la petite histoire : encore un de ces comics que j’ai lu en me préparant pour une prochaine émission de Comics Outcast. La plupart du temps, quand je me rends compte que ça ne va pas coller pour le podcast, je m’arrête de lire et pars en recherche de ma prochaine cible. Mais parfois, c’est plutôt difficile de m’arrêter. Je veux absolument savoir et je m’obstine. Voilà ce qui m’est arrivé avec Kill or be Killed.

Un nom connu et un pitch intriguant

Imaginez : vous êtes une personne mal dans votre peau. Non seulement vous n’avez pas de réels objectifs Le démon qui hante Dylandans votre vie, mais en plus, pas beaucoup de volonté. Votre coloc vous a piqué votre meilleure amie, et elle finit d’ailleurs pas le tromper avec vous (logique)… peut-être parce qu’elle vous aime mais ne le quitte pas, peut-être pas pitié, peut-être parce que vous êtes tous les deux pommés. Bref, vous décidez de mettre un terme à une existence que vous jugez peu intéressante, mais vous le regrettez aussitôt le pas franchir. Un démon décide de vous sauver, mais il faudra payer pour avoir voulu jeter votre vie à la poubelle : il vous faudra tuer une fois par mois pour le démon.
Que faites-vous maintenant ?

Ah, j’oubliais, le tout vous est raconté par Ed Brubaker, ce nom doit vous dire quelque chose (Batman, Velvet, perso, j’ai surtout lu The Immortal Iron Fist).

Un narrateur très bavard

Les monologues de DylanNotre suicidaire s’appelle Dylan, et il nous raconte son histoire. Il le fait avec des bulles qui commentent ce que les cases nous racontent. Ne me prenez pas pour une folle, ce n’est pas comme d’habitude, là Dylan nous raconte tout. Même les choses qu’il n’a pas pu voir en tant que protagoniste principale, il est omniscient, sarcastique et plutôt marrant pour un suicidaire. Ce narrateur qui dialogue avec le lecteur, l’accuse, s’excuse auprès de lui, s’énerve contre lui et prends le temps de le questionner ou de lui rappeler des faits. Ça peut paraître anodin, mais le procédé m’a vraiment accroché. Et puis, il y a les questions que ce genre de récit de manque ne pas d’évoquer chez le lecteur : « aurais-je fait de même ? ». Plus terre-à-terre, on se demande aussi où va mener tout ce récit. Et en attendant, on se laisse porter.

Alors ? Kill or be killed

Un comics qui prend le lecteur par la main et l’emmène dans une tornade meurtrière. Ça va crescendo et le protagoniste ne cesse de nous le dire, ça va encore empirer. Comment ? Pourquoi ? Avec quelle issue ? Autant de questions qui font tourner les pages encore et encore et démarrer chaque nouveau chapitre.

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