Pour la petite histoire : Je vais être complètement honnête, le nom de cet article était initialement « The Wicked + The Divine : du coup de cœur au dégoût ». Je voulais même faire ma maline en détournant la maxime de la série The Wicked + The Divine : « Every ninety years, twelve gods incarnate as humans. They are loved. They are hated. In two years, they are dead. » avec un truc du genre « every book of Gillen and McKelvie, I try. At first I like. Then I hate… ». Un truc dans le genre. Et bien tel est pris qui croyait prendre, car en relisant les trois premiers tomes pour cet article… il se trouve que finalement, j’accroche vraiment avec The Wicked + The Divine (WicDiv pour les initiés).

Deux premiers tomes en (en)quête introductive

Commençons avec ce que j’avais déjà adoré dès la première lecture. Un premier tome en mode enquête dans un monde de pop-star que sont les Dieu. Ah oui , parce qu’ici, on nous parle de réincarnations de dieux, de jeunes gens choisis par le destin pour être des divinités le moment venu. Pendant 2 ans ils sont adorés, vivent comme des stars, plus que des stars même. Avant de mourir, 2 ans après leurs « éveils ». On nous présente un panthéon constitué de 12 divinités, comme l’indique la maxime Le Pantheon de WicDivcitée plus haut. C’est à travers Laura qu’on les rencontre. Une vraie fan-girl du panthéon des dieux, qui rêve d’un destin extraordinaire, même s’il doit rimer avec « Funeste ». Les 2 premiers tomes m’ont entraînés dans une enquête pour innocenter une des déesses. Elle est accusée d’avoir utilisé ses pouvoirs pour tuer deux personnes, qui essayaient eux même de la tuer (vous suivez ?!) + un juge. Bref, un excellent prétexte pour rencontrer chaque membre du panthéon, et commencer à entrevoir des mystères mystérieux. C’est jouissif. Entre les dessins de McKelvie qui vendent du rêve, l’intrigue qui m’intéressait vraiment, deux protagonistes plutôt canons, et la découverte du panthéon et de ses dessous.

Des thématiques qui donnent envie

On survole pas mal de thèmes intéressants en découvrant ce panthéon. Il y a la satyre d’une société où les stars sont quasiment considérées comme des dieux. La fausse amitié, les relations qu’on croit acquises et qui Les Morignas WicDivsont présentes quand le soleil brille, mais qui disparaissent dès les premiers signes de déchéance. Et il y a aussi l’ego exceptionnel des stars dieux. Le vieil agent qui mène ses stars à la baguette, dans l’ombre, mais dont on ferait bien de se méfier. La difficile collaboration stars dieux/media. Et le fan, élément très important de ce début d’histoire, le fan prêt à suivre jusqu’au bout du monde, persuadé qu’il est le seul à comprendre, et que lui, bien sûr, personne ne le comprend. Le tout avec des visages qui semblent bien familiers dessinés par McKelvie. Bref, c’est bien cool.

Alors, pourquoi ce rejet initial finalement ?

Lors de ma première lecture, je pense m’être fait avoir par la V.O. De l’anglais, plus trop de personnages, parfois même Cover de Mckelvie WicDivdes mêmes personnages avec différents visages (vous suivez ?! bis). C’était peut-être trop, et ce fut clairement plus appréciable la deuxième fois. Je comprenais beaucoup mieux ce que je lisais, et ai même compris plus de subtilités que j’ai accueillis avec plaisir 😊. Par contre, j’ai définitivement plus de mal avec le troisième tome. La fin du 2 marque un tournant difficile à encaisser et en plus, il invite différents dessinateurs. Pour le coup, je ne suis pas fan des changements de dessinateurs. Déjà que j’affectionne la régularité en général, mais là, c’était vraiment des grands écarts impressionnants. D’ailleurs, j’ai toujours pas compris pourquoi imposer ces artistes là en particulier en remplaçant de McKelvie. C’est violant. Et pour en revenir à ce twist en fin de tome 2… Je pense que ma frustration face aux dernières pages de The Wicked + The Divine 2 doit jouer un grand rôle dans mon dégoût initial. C’est marrant parce que j’avais oublié ce twist au moment de la relecture. C’est marrant parce que j’ai adoré ce twist au moment de la relecture.

Réconciliation partielle entre The Wicked + The Divine et moi (car non tout n’est quand même pas parfait)

Et oui, car si je ne comprends plus les raisons de mes rancœurs passées, je trouve quand même de nouveaux reproches tout chauds, et sans doute plus légitimes à faire au titre.

Quand Gillen fait son poseur

C’est une œuvre quand même bien poseuse et ça c’est un signe avant-coureur auquel j’aurai dû faire attention. C’est prétentieux, tout en vendant du teenage. Difficile à croire que ces deux aspects puissent Baal Kanye West WicDivcohabiter hein ? Et bien The Wicked + The Divine réussit cet exploit. Il y a des passages entiers incompréhensibles pour moi, dans le tome 1 ça passe. C’est après que ça se gâte. Des passages où je suis sortie de l’histoire, car je ne comprenais pas ce qu’il se passait et en quoi cela servait l’histoire ou la narration ( c’est quoi ce 1, 2, 3, 4 omni présent bon sang ?!). Avec le recul, cela m’a donné l’impression d’une histoire qui se veut accessible, mais ne peut s’empêcher de pousser dehors son lecteur avec quelques références qu’il ne comprendra pas forcément. C’est ça ou Gillen réserve encore de big surprises au lecteur. Tellement big, qu’on n’en voit encore rien venir même après 3 tomes ! (Je précise que quand je parle de tomes, je parle des TPB Images)

En avant pour la crise d’adolescence des dieux

Par contre, les zones accessibles du comics, le sont vraiment, au point d’avoir un peu de superficiel. Les thèmes abordés que j’ai évoqués plus haut ne sont que survolés comme je le disais. En tout cas jusqu’au tome 3. J’aurai adoré qu’ils soient creusés, voir qu’ils se transforment en enjeux à un moment ou un autre. Cela n’est pas le cas pour le moment. Malheureusement, on reste souvent au stade des enfants stars, aux supers pouvoirs et à la destiné trop lourde. Alors, on subit un peu leurs crises d’adolescences avec des scènes aux ambiances de dramas et leurs amourettes. Donc pour ceux qui crient « au secours du Twilight », je comprends le sentiment. Et finalement, ce qui donne du relief aux personnages, c’est le fait que ce ne sont que des enfants, mais que leur mort est proche. « Et tout ça pourquoi ? ». Face à cette mort imminente, chacun réagit à sa manière. J’ai d’ailleurs trouvé cette partie particulièrement sympa. La déception n’en fut que plus grande en m’apercevant que ce n’est que survolé.
Bref, je suis partagée par ce titre, mais c’est sûr que je vais continuer, ne serait-ce que pour savoir, finalement, qui sont les mauvais et qui sont les divins ^^ ?

Lucie Lucifer du comics The Wicked + The Divine

Ouvre les portes du Panthéon si :

  • Gillen/McKelvie, tu connais, et ça ne te fait pas du tout peur
  • Le style teenage, tu aimes, tu adores, tu plussoies
  • Tu as envie de découvrir ce Panthéon quand même bien intéressant

Mention spéciale pour les couv’ magnifique de McKelvie ! <3

Ne passe surtout pas la porte si :

  • Le Young Avengers du couple Gillen/McKelvie t’a déjà blasé
  • Ton truc c’est plus le style adulte assumé de bout en bout
  • Tu aimes profondément la/les mythologies des dieux… cette revisite risque de te faire mal
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